Mardi 27 janvier 2009 à 11:04

♫ Mon père ce héros ♫

Un jour, je vous conterai mon papa.

"Lui, lui et nos mercredis soirs
Il aura presque fallu 20 ans pour que je me réjouisse des mercredis soirs, pour que je les attende avec impatience, et pour que je me délecte de chaque seconde, de chaque mot, de chaque sourire.
Et puis depuis hier il y a elle, elle qui a permis ce changement, qui l'a fait rajeunir de 10 ans, elle qui essaye de savoir ce que j'aime mais qui n'empiète pas sur ma vie, seulement sur mes mercredis. Pourtant ils n'ont pas perdu de leur saveur, au contraire.
J'ai eu encore plus l'impression que le temps s'était arrêté. Déjà 23h pendant l'irish coffee.
Des mercredis soirs sans boule au ventre, sans avoir l'impression que ma place est à 20000 lieues d'ici, sans larmes... Je n'y croyais plus.
Des mercredis soirs au goût de kir pêche, de viande grillée, de rires dans l'air, de coeur léger...
Et moi rien que d'évoquer ces moments à nous j'ai envie d'être à la semaine prochaine."

Note du 27 septembre 2007






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(Dites, comment il s'appelle votre papa à vous?)

Mardi 27 janvier 2009 à 10:51

Et si vous me parliez de vous en trois mots ?

Mardi 27 janvier 2009 à 10:46

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"Je comprendrais plus tard qu'il ne faut certainement pas être entouré de mots pour pouvoir écrire. Pour écrire, il faut s'échapper des phrases." D.Foenkinos

"Sans les mots, les gestes étaient d'une tendresse accentuée. Les mains se parlaient à la façon des ombres chinoises, on mimait de douces déclarations." D.Foenkinos





"Ce n'est pas non plus facile d'écrire à une bulle de coton qui laisse un beau message comme ça. David."


Jeudi 22 janvier 2009 à 14:39

Mondieujemeurs.





 
J'ai reçu un mail de David Foenkinos !

Mardi 20 janvier 2009 à 2:01

Je m'abîme à n'en plus finir.
Et vous de répéter : "Il faut prendre soin de toi, tu sais".
Oui, je sais.
Je sais et pourtant je m'use telle une semelle de chaussure à force de me brûler au goudron de la vie.


Sur mon lit j'ai trouvé son t-shirt abandonné là. J'y ai enfoui ma tête, mes poumons ont joué la symphonie de sa peau, et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. (Kein Liebeskummer, nur ein "Lebenskummer")

Et j'ai serré Basile au creux de ma paume.


Dis c'est par où le chemin pour ne plus se noyer?





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Lundi 19 janvier 2009 à 20:22

Ce matin j'ai ouvert la boîte aux lettres sans trop y croire, elle m'avait dit que ce serait sûrement pour demain, et j'ai souri. Parce que finalement, c'était pour aujourd'hui. J'ai attrapé l'enveloppe et je l'ai glissé contre mon coeur, sous mon manteau pour la protéger des gouttes qui tremblaient du ciel. J'ai couru jusqu'à ma voiture, puisque comme à mon habitude j'étais en retard, pour la cantine, les bambins, et toute la ribambelles de sourires. J'ai démarré, et puis le déluge a commencé. J'ai roulé le sourire accroché aux nuages. De la savoir si près de moi, d'avoir une enveloppe à surprise cachée sur la banquette arrière. Et je me suis mordu les lèvres aussi. Un peu. Pour me retenir de l'ouvrir comme ça sur un excès de curiosité. A regret, je l'ai abandonnée dans la voiture, le temps du travail, du repas, des dessins, des enfants colorés. Quand je suis descendue de la voiture le déluge avait cessé. J'ai savouré l'attente. Et puis deux heures plus tard, j'ai roulé, roulé jusque dans les bras de mon amoureux, et là je lui ai dit, il faut que je l'ouvre, tu comprends, deux heures que j'attends, il faut que je m'enivre de coquelicot, il le faut. Il a souri. Et j'ai ouvert l'enveloppe, et je me suis retrouvée ensevelie de surprises. Dieu que tu es une fée. Je n'en revenais pas, d'avoir toujours une nouvelle enveloppe à ouvrir, comme les матрёшка russes.

J'ai essayé en vain depuis de puiser dans les mots en vrac de ma tête pour définir ce que j'ai ressenti, et puis non, je ne peux pas. Il fallait le voir le sourire sur mes lèvres, c'était le meilleur mot. Il m'a habillé de poussière de fée.



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"Ce rire c'est celui du mari de la fleuriste il a des petites rides de malice au coin des yeux"

 

Lundi 19 janvier 2009 à 19:57

"C'est donc dans ce cercle du rire qu'Alice et moi nous sommes rencontrés. Nous étions face à face. Des rires passaient au-dessus de nos têtes, déformés par l'atmosphère vaporeuse. Il y avait des hihihi et des hahaha. Le visage d'Alice était tout près du mien quand elle a eu ce geste étonnant. Elle a lentement relevé la main pour caresser son nez puis son oreille gauche. Le tout d'une manière fugitive, comme si elle était une voleuse de son visage. Il est difficile de décrire précisément ce qu'elle a fait avec ses doigts, mais l'enchaînement de ces deux caresses a formé un geste d'une grande intensité. Et c'est juste après que je l'ai vue me regarder. Elle paraissait presque gênée, et elle m'a souri. Ce n'était pas un sourire qui appartenait au cercle du rire. Il m'était destiné. Comme je lui ai rendu aussitôt, nous avons formé un cercle dont nous étions les deux seuls initiés.
Notre cercle du sourire était un sous-ensemble autonome du cercle du rire,
une dissidence intime."


David Foenkinos est mon dieu.

Samedi 17 janvier 2009 à 22:15

Quand après une promenade sur le plateau presque désertique qui surplombe la ville, et un détour par les sentiers boisés, jonchés de feuilles de chênes, une envie de pâtisserie se glisse à notre insu sur le bord de nos papilles et qu'on tombe sur ce livre :
 
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Une Aventure meringuée commence.
Pour les ingrédients, il faut deux Amoureux un peu fous, des tabliers rustiques, un zeste d'éclats de rire et une bonne recette.

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  (La suite en un clic)

Mercredi 14 janvier 2009 à 12:54

article du 18 août 2007. J'aurais finalement mis deux ans avant d'y retourner.

 
Ca y est mes pieds ont quitté le sol de ma ville, mais seulement mes pieds.
Ce fut douloureux.
Mais mon coeur et ma tête sont restés.
Je les récupère dans un an quand mes pieds refouleront le sol sacré.
Comment survivre sans coeur me demanderez-vous? Et bien en attendant je vous ai vous, vous à qui
j'avais donné à chacun un petit bout de mon coeur avant de m'en aller.
Pendant cette année de transition, c'est vous qui me ferez vivre.
Savoir déposer sa vie entre les mains de ceux qu'on aime.


Je n'avais pas réalisé à quel point tout ça me manquerait

[mon appartement avec des trous dans le mur
l'Eisgrub et sa bière inégalable
La ligne de bus 64/65 qui reliait mon chez-moi à l'université et qui passait par tous les endroits qu j'affectionnais [la rue aux immenses maisons, le parc aux flamands roses, le citrus et son toit en herbe, le Cinestar, le Medina et son sol ensablé, l'Eisgrub, la place du marché, Höffchen et tous ses rendez-vous, l'Eglise Rococo, le Römerpassage et son glacier, le Maxim et ses petits déjeuner, la gare et toute son histoire, et l'université et son jardin botanique...]
les sushis à des prix abordables
cette sensation de liberté
ces gens qui m'ont beaucoup appris
]

Ce n'est pas un livre qui se ferme, seulement une page qui se tourne



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Alexbar Mainz August 2007



Et pour suivre le chemin de ces quelques souvenirs jusqu'au bout il faudra cliquer sur les photo, jusqu'à la petite robe.


Mardi 13 janvier 2009 à 20:25


http://bulle2coton.cowblog.fr/images/Paysages/coquelicots.jpgChamp de coquelicots Messigny et Vantoux 2006


*
Grande pensée à un petit coquelicot. Dis, l'étoiledepoche, elle t'a soufflé sur la bonne voie ?


[Comment t'écrire que mon coeur est en suspens, que je m'effrite en pétales de coquelicot sur le sol, que j'ai pensé à toi pendant deux jours sans interruption, à Cabrel, à l'automne, aux coquelicots, à Archibald, à ta trouille au ventre, et à tes rêves, que j'espère ne pas te voir ici aujourd'hui parce que tu dois être en train de passer une soirée magique avec ton amoureux magique, ou de fêter avec ta famille, ou tes amis, cette légèreté gagnée, que j'attends juste un signe de toi, pour me dire que tout va bien. ]

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